Partager l'article ! Roses - España!: Vendredi 18 décembre, 6h00, Toulouse. Il neige et ça commence à tenir sur la route. Un vrai merdier pour aller bosser. On av ...
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Vendredi 18 décembre, 6h00, Toulouse. Il neige et ça commence à tenir sur la route. Un vrai merdier pour aller bosser. On avait prévu d'aller rouler en Espagne avec Karakal et il faut que ce soit le merdier le jour du départ… Finalement, tout rentre dans l'ordre et on se rejoint à la maison vers 15h30. Le temps de charger la bagnole et c'est parti. Le temps du trajet, on arrive pour l'heure de l'apéro. Rapide, car il faut être en forme pour le lendemain.
Le samedi:
Lever vers 8h45. Il y a un sacré zef! Il fait un grand soleil mais ça pèle grave et ça souffle très fort. La petite laine ne sera pas de trop… On avale le petit dej et on décolle. On longe la promenade et on passe devant les restaurants tous fermés et vides. L'hiver à Rosas, il n'y a pas un chat! On s'enquille au milieu des immeubles pour prendre une route qui monte assez raide au milieu de la montagne. On rejoint rapidement une piste au milieu des vignes. Le sol est très sec, on voit qu'il n'a pas plu depuis des mois.
On arrive enfin au départ du premier single. Un petit sentier qui descend a flanc de montagne et qui n'en fini plus. Une pente régulière, quelques cailloux par ci par là, quelques épingles, que du bonheur! Arrivé en bas, on tombe sur le fameux restaurant "El Bulli", sois disant le meilleur restaurant du monde. Bon, on ne s'est pas arrêté pour gouter, on a autre chose à faire…
Arrivé là haut, il fait un vent incroyable. Même à l'abri de la tour ça souffle! On ne s'attarde pas à manger une barre et on descend le single qui part en face de nous. Il y a tellement de vent que Karakal en fera les frais. Il est mis au tas par une grosse rafale! On n'est pas rendu! Arrivé quasi au bout de l'île, on rattrape le sentier le long de la falaise qui nous mène rapidement à la grotte au Yeti! On l'a trouvé!! Puis on continue jusqu'à l'intersection de la piste.
Arrivé là, le plus dur nous attend. Une montée sur piste à priori sans trop de difficulté mais le vent souffle tellement fort et de face que c'est un enfer. A chaque coup de pédale on manque de partir dans les buissons. On fini tant bien que mal à arriver jusqu'au col, le mental en a pris un sacré coup mais maintenant qu'on est là, autant continuer! Il commence à peler sévère! Faute d'avoir trop peaufiné la trace, on est rendu à descendre une bonne partie sur la piste pour arriver au point de vue qui va bien. A cet endroit, il y a tellement de vent que les vélos tiennent à l'horizontale!!! Un truc de malade!!!
On arrive enfin à Rosas et on rejoint le bord de mer pour rentrer à l'appart après 31km et un peu moins de 1500D+ quand même! C'est avec la banane qu'on rentre prendre une bonne douche bien chaude et prendre quelques bières! Vivement demain!
Le dimanche:
Après une bonne nuit de sommeil, on charge la voiture et on part en direction de Palau-Saverdera, à quelques minutes de Rosas. On arrive au pied de la montagne et on aperçoit déjà l'objectif de la journée: la chapelle de Sant Onofre. C'est pas à côté!
On commence par monter dans les petites ruelles du village puis rapidement on se retrouve sur un sentier défoncé où on alterne entre roulage, poussage et portage. On se rend vite compte du potentiel du single. Karakal était déjà passé par là il y a deux ans en pensant que ça ne passerait pas en descente. En fait, il se trouve que c'est un des plus beaux singles du coin avec un peu de nettoyage. Plus on avance et plus on trouve qu'il est vraiment exceptionnel! On décide donc de se mettre en tête de revenir un week-end vers février pour nettoyer tout ça et organiser un petit enduro off en comité restreint. On ne résistera pas à la tentation de rouler quelques épingles après avoir inspecté les lieux lors de la montée. Au final, ce sera 3 km de single reconnus et 45mn de portage avec le vélo sur le dos mais quel bonheur! Une vue imprenable sur la baie de Rosas et les Pyrénées enneigés en fond.
On arrive finalement à la chapelle sous les yeux ébahis de deux espagnols qui se demandent
d'où on sort. C'est vrai qu'il y a très peu de vététistes dans ce coin et encore moins qui montent par ce sentier du trou du cul de la montagne. Le temps de pisser un coup et de prendre quelques
photos, on repart sur une piste pour aller jusqu'au sommet. Une piste qui continue en sentier assez étroit et très cassant avec plein de caillasses glissantes. Le sommet est bien mérité. De là
haut on aperçoit d'un côté la tour de la Massane, en bas le monastère de San Pere de Rodes, lieu de tournage du nom de la rose, et derrière la baie de Rosas et les Pyrénées en fond. On aperçoit
presque Barcelone!
On repart après une petite pause bouffe et photos et on descend ce qu'on vient de monter jusqu'à la petite route du col qu'on suit sur quelques dizaines de mètres. Puis on bifurque au milieu des pins sur un joli single qui plonge droit face à la plaine. La pente se radoucie mais il y a beaucoup de caillasses qui viennent taper, ça fait mal pour le vélo! On arrive finalement à une croix qui marque le départ de la DH du championnat espagnol. Il y a là un coureur avec son chien qui est sur le cul. Il vient de monter du sentier et se demande ce qu'on fout là et si on va vraiment descendre ce con de single… Et comment!!! La première partie est toute en épingles assez défoncées mais rapide. On prend de l'assurance sans pour autant faire les cons vu qu'on a pas les protecs qui vont bien.
Ca ralenti un peu puis on arrive dans une zone vraiment DH avec des grosses marches et des gros gaps qu'on passera bien volontiers à pieds… La dernière partie, c'est du caviar! Une pente comme il faut, longue, rapide, ondoyante pas très piégeuse, un vrai régal!!! Presque trop rapide, arrivé en bas on en redemande forcément!!!!
On fini par arriver dans le village de Pau. On longe la nationale sur un petit km pour rejoindre enfin la voiture. De retour après une 15aine de km et 600D+, peu de bornes mais du très qualitatif et une grosse banane! Que du bonheur encore une fois! Ca laisse présager un week-end très proche aux petits oignons courant février!
Le bilan:
La région autour de Rosas est minée de singles tous aussi magnifiques les uns que les autres! Il y a un énorme potentiel qui mérite d'être exploité. C'est bien dommage que les locaux ne développent pas le spot car ça pourrait devenir un des spots incontournables du sud!
Hormis le roulage, on a vraiment eu du bol. Parti de Toulouse avec la neige, on est arrivé sur place avec un ciel étoilé et malgré le vent on a eu un temps vraiment magnifique. Un des meilleurs (pour ne pas dire LE meilleur) week-end vététesque que j'ai passé cette année! J'ai vraiment hâte d'y retourner poser les roues. En plus, Rosas – Toulouse en 2h, pourquoi se priver???
Vivement que l'on y retourne, n'est ce pas ???